Les îles Faltazi

Visiter les îles Faltazi, c’est décider de faire un pèlerinage. Au nombre de cinq, dont quatre sur lesquelles

on ne peut loger, on ne les découvre ni pour leur soleil, ni pour leurs plages de sable fin.

Situées au Nord des îles Shetland, elles offrent une météo rude et un accès difficile, qui garantissent le

calme et le retour à la simplicité. Visiter les îles Faltazi, c’est opter pour le retour à la nature intacte, la

marche et le grand air.

Enfin, explorer les îles Faltazi, c’est aussi plonger dans l’une des périodes méconnues de l’histoire

belge…

Ainsi commence l’histoire de cet archipel imaginaire.

Affectionnant particulièrement la photographie de paysage, Mao Piavaux et Aude Vanlathem ont créé un

endroit fictif à partir de différents lieux qu'elles ont visité séparément (parfois sur des continents

distincts même, mais toujours entre les 48e à 60e parallèles Nord) et qui, pourtant, présentent de

nombreuses similitudes.

De cette observation fortuite, les deux complices (qui se sont croisées sur les bancs de l’INRACI un beau

matin de septembre 2002) ont ainsi créé un livre photo à quatre yeux et une exposition consacrés à

l’archipel. Au gré des images, vous en découvrirez ainsi plus quant à l’histoire, la géographie, la faune,

etc. de ces îles sauvages.

Fable écologique, dénonciation des fake news ou conte humoristique, le tout propose différentes formes

de lecture et a fait partie de plusieurs expositions depuis 2019.

En ligne, les îles possèdent également leur page Facebook.

N’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples informations !

Dychmygol, la plus petite capitale du monde

En hiver, la petite ville de Dychmygol ressemble à une ville fantôme. Seuls deux habitants - Les frères Gorm et Croeso Martens- y vivent encore comme dans les années 40... Bien que le français, le néerlandais et l’anglais y soient pratiqués, ils sont d’ailleurs les derniers gardiens de l’alagaësian, l’ancestral dialecte local.

 

En été, c’est tout autre chose. La ville se remplit de saisonniers et son modeste port, de frêles esquifs. Ces habitants temporaires ouvrent alors leurs maisons aux touristes et la ville s’anime tranquillement après un sommeil de huit mois.

Mystérieuses landes et forêts
 

L’intérieur des terres insulaires est également à couper le souffle  et offre un visage tout en contraste.

 

Paysages de landes et de forêts, modelés de granite, bruyères, sous-bois aux rivières indolentes, d’aucuns considéreraient ces étendues comme mornes, s’il n’y régnait pas un charme et un romantisme intemporels.

 

N’ayant rien à envier aux célèbres panoramas irlandais ou anglais, ces décors se découvrent à pied ou à cheval.

Parsemés de vestiges d’époques révolues, le souvenir laissé par ces paysages enchanteurs est ineffaçable.

Les îles Faltazi comportent à elles seules près du dixième des forêts humides non tropicales de la planète, et leurs terres sont abondamment parsemées de la rustique fougère endémique: le Polystichum faltazica.
Elles font également partie intégrante de la tradition locale puisque, mixées aux sphaignes landaises, les Faltaziens en ont extrait un alcool local: le Maëleganicum. Au goût tourbeux, il est pratiquement imbuvable pour qui n’a pas l’estomac rôdé!
Les traces de l’homme

Avant la Seconde Guerre mondiale, les îles Faltazi étaient bel et bien habitées en permanence. Preuves en sont les vestiges éparpillés le long de leurs côtes ou au cœur des landes.

 

On ne sait que peu de choses des premiers habitants des îles, et l’on ne cesse de se questionner au sujet de ces têtes géantes, datant des Ve et VIe siècles.

A ce jour, le mystère de ces sculptures n’a pas encore été percé.

 

C’est l’exploratrice profondsartoise Camille Florestan qui posa la première le pied sur le sol de l’archipel en 1878, au nom de Léopold II qui, à l’époque, ne la conserva pas comme une possession privée sous son contrôle direct (il garda par contre l’idée au chaud pour l’annexion suivante – le Congo – en 1885).

 

Pendant des siècles, les Faltaziens sont demeurés bergers,

cultivateurs ou encore éleveurs. Mais une fois colonisées par le royaume belge, les îles Faltazi sont entrées dans l’ère industrielle.

 

Maintes cheminées provenant d’anciennes mines de zinc, matière première se trouvant en grande quantité dans le sous-sol faltazien, ponctuent ainsi le paysage.